+ notre histoire
 
+ message de la part de Melissa Unger sur l’aventure qui l’a amenée à fonder Seymour Projects:
 
L’imagination a toujours joué un rôle important dans ma vie.  Fille unique, mes premiers souvenirs sont de moi m’’amusant seule dans ma chambre. J’’étais seule certes, mais je ne me sentais jamais isolée.  Un vaste univers intérieur, rempli de possibilités inépuisables, m’’accompagnais toujours.
 
En grandissant, j’’ai eu la chance d’’avoir des parents curieux et cultivés qui me faisaient découvrir de l’’art de toutes disciplines.  Je suis vite tombée amoureuse de l’’esprit humain, du coeur humain; fascinée de voir comment ensemble ils étaient amenés à se combiner de tellement de manières différentes afin de former des équations si magnifiques.  Pour moi, les êtres humains étaient les plus extraordinaires des créatures: comme par magie jaillissaient d’’eux chansons et danses, peintures et images; mots qui transportaient et enflammaient tous ceux qui les lisaient ou les écoutaient. Intriguée au delà de toute mesure, j’’ai bientôt découvert le sens du mot ‘créativité’ – – l’’acte de transformer des idées nouvelles (et imaginatives), en réalité.  Au Lycée Français de New York, profondément curieuse, voulant mieux comprendre comment les autres abordaient le monde et donnaient sens à leur expérience, j’’ai poursuivi un baccalauréat en philosophie. Ensuite à l’’université, mes études en littérature et photographie m’’ont permis d’’autres biais pour accéder à la psyché humaine, et m’’ont aussi offert mes premières opportunités d’’explorer ma propre expression créative.
 
Adulte, je fut naturellement attirée par les domaines créatifs. J’’ai donc travaillé durant des années dans le cinéma, la télévision, dans les arts de toutes disciplines, m’’entourant avec des personnes créatives de tout genre – des plus célèbres et respectées aux jeunes en devenir. En quelque sorte je pourrais dire que je les cueillais, je faisais des recherches, j’’étais collectionneuse. Mais je n’’avais aucune vitrine, à parader, mon trésor était un trésor invisible – l’’imagination humaine. J’’ai écouté les musiciens magouiller avec leurs guitares, hypnotisée et cherchant à découvrir comment ils suivaient leurs sens si adroitement afin de rendre des notes cacophoniques, harmonieuses. J’’ai observé les plus grands acteurs de notre génération se transformer d’’un personnage à l’’autre en pliant tout simplement leur conscience de manières inexprimable. Assise au sol d’’infinis studios, j’’ai regardé d’’innombrables artistes entrer en transe quand ils peignaient et dessinaient. J’’étais si envieuse……je ne saisissais pas tout à fait ce qu’il se passait. Je voyais leurs yeux se fixer sur un point lointain invisible, puis je les voyais soudainement animés par leur inspiration, leur muse. Certains m’’ont expliqué que c’’était leur inconscient qui prenait le dessus, d’’autres m’’ont dit qu’ils faisaient taire leur cerveau rationnel et invitaient leur intuition à les guider, d’’autres m’’ont dit qu’ils n’’étaient que des instruments à travers lesquels l’’énergie de l’’Univers coulait, et d’’autres encore m’’ont dit d’’arrêter de poser des questions auxquelles il n’’y avait pas de réponses.
 
Incapable de percer ce mystère moi-même, je me lançai à la recherche d’’une autre façon de poursuivre ma passion. Pendant plusieurs années, j’ai travaillé pour la principale boite de de creation de messages sociaux d’intérêt public aux États-Unis, là j’’ai appris à transformer des idées et concepts complexes d’’une manière créative avec le but d’’aider à inspirer des changements sociaux positifs.
 
Je poursuis ce travail jusqu’ua 2004, quand pour plusieurs raisons, certaines d’’entre elles trop intimes pour partager ici, je me trouve à un tournant dans ma vie. Proche du burn-out, en grand besoin de changement et de nouvelles horizons, je pars à Paris rendre visite à ma grand-mère française. Ce fût dans cette ville où, d’’une manière aussi inattendue qu’e peut arriver une pluie en été, que j’’eus enfin ma propre rencontre incroyable avec l’’inspiration – mon rendez-vous destiné avec l’’insaisissable ‘flow’.
 
Cette fois, pour ce voyage à Paris, j’’avais choisi la solitude. Besoin de silence, besoin de rêvasser, je passais la plupart de mes journées à me balader en ville. Je laissais mon esprit vagabonder à sa guise. Au début, mes pensées fléchaient directement aux choses que j’’avais oublié de faire, aux appels que j’’avais oublié de passer, aux listes interminables de trucs à régler. Ensuite, sans doute épuisées par ce va-et-viens, mes pensées s’’installèrent dans une sorte de mouvement de vagues langoureuses. Flux et reflux de souvenirs, événements passés, vieux amis. Quelques jours plus tard encore, mon esprit semble tout simplement devenir ‘blanc’, doux, creux, tel un bol rempli de plumes. Mon corps, lui, semble agir en pilote automatique. Mes pas deviennent des réflexes, je marchais quasiment dans l’’air. Le monde matériel fut très lointain et en même temps intimement proche. Je sais maintenant que quand le silence règne à l’’intérieur, le monde tel nous le connaissons est à tout jamais transformé en quelque chose de nouveau et infiniment surprenant.
 
Un jour durant une de mes balades, une phrase s’’implanta dans mon cerveau: Peter ne mangeait jamais. Insistante, la phrase ne me lâchait pas, elle revenait encore et encore. Dans un effort de la dissiper, je l’’ai transcrit sur une feuille de papier. Ces quatre mots m’’interpellaient avec grande insistance. Cette courte phrase était comme une sorte de moteur, un aimant. Je ré-plaçais mon stylo sur le papier et je le laissé guidée. De permettre à autre chose que mon cerveau rationnel de prendre les commandes fût une expérience aussi étrange que vivifiante. C’était comme si je conduisais une voiture le long d’’une route sombre avec aucune idée d’’où j’’étais ou vers où j’’allais, mais mes phares étaient allumés et je pouvais voir juste suffisamment pour rester sur la route. Je gardais mon regard traqué sur le petit morceau de route devant moi qui était illuminé et j’’avançais centimètre par centimètre. Chaque jour, je ré-tentais l’’exercice, et chaque jour le même ‘déclic’ se produisait et les mots se mettaient à couler de moi comme un robinet ouvert. Je me posais tout simplement dans un endroit calme, je lisais le dernier paragraphe que j’’avais écrit et je continuais à partir de ce point là, et je laissais les mots me traverser jusqu’au moment où il me paraissait naturel de m’’arrêter. Parfois c’’était une heure, parfois c’’était huit heures. Ce fût une expérience étrange, stimulante, et quelque peu effrayante. Mon rapport au temps fût totalement chamboulé pendant ces moments d’’écriture; parfois une journée entière s’’écoulait en ce qui semblait une heure. le plus surprenant c’’est que je n’’avais pas d’’intrigue en tête, d’’esquisses de personnages en vue ou aucune idée quelconque des sujets que j’’allais aborder, mais les mots venaient quand même. J’’ai écrit en détail sur des endroits où je n’’étais jamais allée, au sujet de personnes que je n’’avais connues, d’écrivant des expériences que je n’’avais jamais vécues.
 
Parmi mes années entourée d’’artistes rien ne m’’avais préparée pour la puissance de vivre moi-même l’’experience. C’’était la réponse à toutes mes questions. J’’avais même l’’impression que c’’était la résonance à toutes les questions de tout le monde. Je me suis vite rendue compte que cela serait très difficile à expliquer et de le transmettre aux autres; qu’’il faudrait que je trouve une manière de le leur faire vivre eux-même. Je me suis fait une promesse que je trouverais une façon de créer un environnement accessible à tous dans lequel ils pourraient faire exactement ça.
 
L’’expérience que j’ai vécu en écrivant ces pages, pages qui sont devenues mon roman Gag, furent l’’élément manquant qui rassembla tous les fils de ma vie personnelle et professionnelle. Me mettant sur un chemin vers une vie riche de sens et remplie de passions. Les sujets qui s’’étaient toujours battus pour mon attention – philosophie, psychologie, imagination, inspiration, créativité, service public – s’’accordèrent enfin en moi en harmonie.
 
En 2011, après presque une décennie de plus de recherches, cette fois plus formelles, sur la notion du ‘soi’ et des états modifiés de la conscience, Seymour Projects est né.
 
Par le biais de Seymour Projects j’’espère vous donner des outils pour embraser votre étincelle intérieure. Scintilla animae telle qu’elle est nommée d’une manière si poétique en Latin. Ces outils vous aiderons à vous guider vous même vers le vrai vous, vers votre authentique ‘soi’ qui est enfoui sous vos peurs non-justifiées et vos limites auto-imposées. Je vous invite à prendre autant de temps pour l’’introspection, pour regarder à l’’intérieur de vous-même que vous prenez pour regarder a l’’extérieur de vous même. Puisez dans votre imagination, explorez votre inconscient, brisez les limites de votre conditionnement, et surtout faite chanter votre imagination, chantez la haut et fort, jusqu’’a qu’’elle ruisselle au delà de vous, qu’’elle déborde comme une vague du bout de vos doigts.
 
L’’expérience que j’’ai vécu en écrivant ces pages m’a permis une nouvelle perspective sur la vie qui m’a changée d’’une façon incommensurable. Je vis actuellement une existence tellement plus intéressante, dans laquelle le monde matériel et le monde invisible coexistent en harmonie entraînante.
 
Il est impossible pour moi de partager tous les détails de ces dernières années si charnières avec vous dans cette simple lettre, mais sachez qu’’aujourd’’hui j’’ai non seulement trouvé ma vocation, mais j’’ai aussi trouvé répit d’’une anxiété indescriptible qui auparavant ne me lâchait guère. Mon taux de stress à chuté, je suis plus créative encore, et si je peux me permettre de le dire, je suis plus remplie de compassion pour les autres que je ne l’’ai jamais été.
 
Mon plus grand souhait est que tout le monde puisse vivre ce genre expérience.
 

– Melissa Unger
 
 
Seymour Projects | Philosophes, pionniers, punks.
 
A ses débuts Seymour Projects, piloté par Melissa Unger, évolue grâce aux efforts caritatifs d’un petit groupe de personnes passionnées qui offrent leur énergie, temps et talents à ce projet aussi philosophique que créatif.
 
Durant ces 3 ans Seymour Projects communique principalement par le biais de son magazine hebdomadaire ainsi que par la création de plusieurs projets interactifs proposés au public dans le cadre de foires et centres d’art à Paris et à New York.
 
En 2014 Seymour Projects, obtient officiellement son statut de Fonds de Dotation (organisme à but non-lucratif qui crée et propose des projets d’intérêt publique) et s’installe au 41 Boulevard de Magenta près du Canal St Martin à Paris. De 2014 – 2017 lieu réuni les bureaux de Seymour Projects ainsi que l’espace SEYMOUR+. En Aout 2017 à la fin de notre bail, nous avons décidé de transcender cet espace physique. Ces jours-ci, Melissa Unger crée des projet diverses et variés qui soutiennent notre mission; en collaboration avec l’équipe Seymour et d’autres personnes et organismes qui partagent nos passions, nous efforts nos propositions continuent à servir le bien-être du public.
 
Seymour Projects | Porte-drapeau des iconoclastes, des marginaux, des preneurs de risques.
Remerciements particulier à ces individus qui ont étés indispensables à notre mission: Samantha Hunt, Catherine Talese, Nora Lalle, Will Kitson, Lawrence Neil, Gaela Fernandez Florin, Stéphane Saclier, Iñigo Martinez Moller, Keran Masselin, Tom Di Maria, Eric Sheckler, Bruno Hadjadj.